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Récolte 2016 : bilan de la qualité des graines de soja

Terres Univia a confié à Terres Inovia en 2016 la réalisation d’une enquête sur la qualité des graines de soja français afin d’accompagner la mise en place de filières pour l’alimentation animale. Les 115 échantillons de l’enquête ont été collectés auprès des opérateurs principaux de la culture dans les grands bassins traditionnels de production de l’Est (Bourgogne – Franche-Comté), du Sud-Ouest mais aussi d’un bassin Ouest en cours de constitution.

Les échantillons du Sud-Ouest et de l’Est respectent la norme d’usage en teneur en eau et impuretés dans leur très grande majorité, traduisant à la fois de bonnes conditions de récolte et la bonne maîtrise du désherbage. Les résultats sont plus mitigés à l’Ouest où les échantillons se révèlent souvent plus sales et parfois plus humides (1 quart au-delà des 14 %). Cette tendance est probablement renforcée par le fait qu’il s’agit de graines prélevées au champ à la sortie des moissonneuses batteuses. Comparés à 2015, les échantillons 2016 sont un peu plus secs surtout dans le Sud-Ouest et l’Ouest.

Très peu d’échantillons dépassent une teneur en protéines de 45 % de la MS alors que les teneurs basses (classe inférieure à 39 % MS) sont fréquentes, essentiellement dans l’Ouest et ce en dépit de la variété ES Mentor, réputée de bon niveau sur ce critère. A l’inverse dans l’Est, les échantillons présentent presque tous des teneurs moyennes à fortes et la variabilité observée sur ce critère est la plus faible des trois bassins. La conjugaison de l’usage de variétés à teneur élevée en protéines comme ES Mentor et d’une climatologie favorable à ce critère explique sans doute cette tendance observée depuis 3 ans d’enquête. Les échantillons issus du bassin Sud-Ouest se répartissent majoritairement, à hauteur de 50 %, dans la classe teneur élevée. La forte proportion de cultures irriguées explique probablement cette bonne performance. Cependant, la variabilité reste assez élevée sur ce critère, probablement en lien avec la diversité variétale utilisée et la cohabitation de cultures en sec et en irrigué sur cette zone à forte contrainte climatique.

Retrouvez l'ensemble des informations et graphiques la fiche complète à télécharger sur le site de Terres Univia (PDF, 158 ko).

Récolte 2017 - Beau temps pour le tournesol

En 2017, le tournesol brille sur les assolements grandes cultures. Avec des rendements qui s’élèvent en moyenne à plus de 27 quintaux par hectare, et des pics allant au-delà des 35 quintaux par hectare dans la moitié nord de la France, le tournesol confirme son rôle clef pour la diversification des assolements en grandes cultures. Cultivé sur plus de 550 000 hectares, le tournesol est la deuxième culture oléagineuse en France.

Plus d'informations dans le communiqué de Terres Inovia ici.

Acides gras polyinsaturés et cancer colorectal

polyinsaturés) dans le cancer colo-rectal, via un article signé de Vanessa Cottet (CHU de Dijon-CIC-EC INSERM1432, INSERM UMR1231 « Lipides, Nutrition, Cancer »). L’incidence et la mortalité par cancer colorectal (CCR) restent en effet élevées en France. Les thérapeutiques, pas toujours efficaces, entraînent souvent des effets indésirables. Les acides gras polyinsaturés (AGPI) ont des effets importants dans l’inflammation, l’immunomodulation ou l’apoptose.
Le rôle des AGPI n-3 dans le CCR, bien décrit dans des modèles cellulaires et animaux, suggère qu’ils pourraient intervenir à plusieurs étapes de la cancérogenèse colorectale. Les données épidémiologiques et cliniques, moins nombreuses, ont conforté ces hypothèses, montrant une amélioration de l’efficacité et/ou de la tolérance de la chimiothérapie quand elle est administrée avec des AGPI n-3.

Le n°35 de Lipid’Nutri+ est disponible sur le site de Terres Univia : www.terresunivia.fr.

L’ITERG associé au projet ANR MINIMEAU pour la Minimisation des consommations d’eau dans les IAA

Le projet MINIMEAU a été sélectionné par l’ANR dans le cadre de l’appel à projets générique 2017 PRCE (Projet de Recherche Collaborative – Entreprise). Ce projet, qui démarrera en 2018 pour une période de 4 ans, vise à la minimisation des consommations d’eau dans les agro-industries par le développement d’une approche intégrée associant Empreinte Eau et Pinch massique.

Il associe des partenaires académiques (AgroParisTech/UMR GENIAL, IRSTEA/UMR ITAP), industriel (ProSim), plusieurs instituts techniques agro-industriels (CTCPA, ITERG, ACTALIA, IFV), l’UNGDA et un centre de transfert (CRITT Paca).

Promosol, 40 ans de partenariat public-privé pour l'amélioration variétale

Créée en 1977, l'association Promosol est issue d'un partenariat initié par l'institut technique Terres Inovia, les semenciers français et la recherche publique française, l'Inra, avec le soutien fort de l'Interprofession des huiles et protéines végétales, Terres Univia. En 40 ans, Promosol a démontré sa capacité à fédérer cette communauté et à entretenir un dialogue gagnant-gagnant entre chercheurs, semenciers, agriculteurs, transformateurs et utilisateurs. Partenariat précurseur et original, Promosol fête aujourd'hui ses 40 ans, l'occasion de revenir sur les réussites passées et de présenter les défis d'avenir pour les filières des oléagineux et plantes riches en protéines. Promosol est devenu un modèle de collaboration répondant conjointement aux souhaits des consommateurs de disposer d'une alimentation saine issue d'une agriculture responsable et aux attentes des producteurs de sécuriser leurs rendements. Alors que les débats des Etats généraux de l'alimentation se poursuivent, Promosol présente ses nouveaux enjeux de recherche, notamment ceux d'une meilleure prise en compte des nouvelles exigences de qualité de la graine et d'une offre variétale adaptée aux besoins des agriculteurs et de tous les acteurs en aval.

Plus d'informations dans le communiqué de presse (PDF, 537 ko)

Etats Généraux de l'Alimentation - Déclaration d'Antoine Henrion, Président de Terres Univia : « La culture projet est l'ADN de notre filière »

« Notre filière des huiles et protéines végétales se félicite du discours Président de la République, qui place les organisations interprofessionnelles telles que la nôtre au cœur de sa réflexion pour construire un nouveau pacte agricole et agro-alimentaire. Cela confirme notre démarche en filière co-construite et développée depuis de nombreuses années autour de la création de la valeur et de son partage par des projets collectifs. Consciente des enjeux liés à l'évolution de nos modèles agricoles pour leur compétitivité et leur durabilité, notre filière porte une véritable ambition commune.

La culture projet est ancrée dans notre histoire et s'illustre notamment dans notre démarche « Soja de France ». En mobilisant tous les maillons, aussi bien les organisations professionnelles que les opérateurs, elle vise à développer la production de soja issu d'une filière non OGM, durable et locale. Nous nous sommes fixé un objectif ambitieux : 250 000 hectares à l'horizon 2025. Au cœur de ce projet, nous avons placé l'ancrage territorial, à la fois de la production et des outils industriels et la valorisation dans des filières de qualité, notamment d'élevage. Par sa définition et ses objectifs, la démarche « Soja de France » participe à la montée en gamme de la production française. Elle s'appuie sur une contractualisation dynamique et sera totalement certifiée du champ aux produits transformés. Pour cela notre interprofession entreprend un travail collectif entre les différents acteurs pour assoir un schéma de développement fonctionnel et durable. Pour l'avenir, cette démarche filière a pour ambition d'être applicable à l'ensemble de nos productions oléo-protéagineuses. Avec cette initiative, nous avons anticipé la proposition du Président de la République d'établir des contrats de filière.

Aujourd'hui, nous avons de nouvelles propositions concrètes pour un véritable plan d'actions sur 5 ans visant à renforcer notre souveraineté alimentaire. Notre projet CAP Protéines se fixe un objectif ambitieux : l'autonomie en protéines végétales de qualité pour 2030 en développant les oléo-protéagineux, des cultures riches en protéines, sur plus de 1 700 000 hectares et en donnant de la valeur à toutes les fractions des graines et notamment l'huile pour servir à la fois les besoins alimentaires et en énergie renouvelable (biocarburant).

Augmenter la production des oléagineux et des protéagineux non OGM en France nous permettra d'en finir avec notre dépendance aux protéines importées et produites parfois dans des conditions sociales et environnementales interdites chez nous. Cela illustre parfaitement la feuille de route fixée par le Président de la République pour la fin de l'année. Ce projet, nous le portons avec force aux Etats Généraux de l'Alimentation et appelons tous les acteurs à se mobiliser ensemble pour donner du souffle à notre agriculture. »

Antoine Henrion, Président de Terres Univia

La filière oléo-protéagineuse propose un plan d'actions collectif : « Donnons du souffle à la France et à son agriculture : Cap sur l'autonomie en protéines végétales ! »

L'agriculture française est-elle en mesure de produire une alimentation de qualité et en quantité suffisante ? Est-il possible de concilier compétitivité des filières et respect de l'environnement ? Et quid de notre impact sur la déforestation dans les pays tiers ? Autant de questions légitimes que nombre de citoyens se posent. A l'approche de la deuxième phase de concertation des Etats Généraux de l'Alimentation (EGalim), la filière des huiles et protéines végétales propose à tous les acteurs - agriculteurs, industriels, distributeurs et consommateurs - de se mobiliser collectivement autour d'un enjeu clef : cap sur l'autonomie en protéines végétales ! Terres Univia est convaincue que l'indépendance en protéines végétales de qualité en 2030 est possible et donnera un nouveau souffle à l'agriculture française. Pour cela, une vision collective est indispensable.

 

Plus d'informations dans le communiqué de presse (PDF, 1,1 Mo)

 

Les Industries du Végétal font entendre leur voix : « Stop aux distorsions de concurrence ! »

Les Industries du Végétal appellent à la suppression de la taxe sur les huiles alimentaires. Pourquoi ? « Tout simplement parce qu’elle érige une frontière nationale en plein marché unique et coûte plus de 125 millions d’euros par an à nos industriels, explique son porte-parole, Hubert Bocquelet. En effet, malgré leurs qualités nutritionnelles indé­niables et leurs différents atouts économiques, les huiles végétales françaises sont soumises à une taxe franco-française qui n’existe dans aucun autre pays européen. Cette spécificité française est source d’une véritable complexité pour les relations commerciales au sein même du marché unique européen : taxation à l’importation et restitution – théorique ! - par l’administration fiscale française à l’exportation. Liée à la consommation d’huile, elle soumet les produits alimentaires contenant de l’huile à des taux très variables en fonction de leur mode de production et de leur composition. Un catalogue à la Prévert en quelque sorte, constitué d’arrêtés complexes et peu opérationnels : 7 taux pour les huiles, et qui augmentent chaque année, 66 taux dans l’arrêté pour les huiles incorporées dans les produits alimentaires ! Une scorie règlementaire franco-française aussi bien dans son fonctionnement que pour la compétitivité française. Prenons, par exemple, un fabricant de chips qui s’approvisionne en France en pommes de terre et en huile. Le taux des taxes sur les huiles qu’il utilise pour sa fabrication augmente tous les ans. Son concurrent étranger, qui vend des chips en France, doit s’acquitter de la taxe sur le produit fini selon un arrêté « aliments composés » qui n’a pas été changé depuis 6 ans. On comprend assez facilement les distorsions de concurrence que la taxe occasionne. Ce décalage de mode de calcul génère une différence de coûts liés aux taxes de plus de 20 % entre les deux sociétés, au détriment de la société localisée en France. Le risque de ce micmac réglementaire ? Une production de pommes de terre en France mais une transformation en chips, avec sa valeur ajoutée et ses emplois, en Belgique ! N’oublions pas non plus la question du rem­boursement de la taxe à l’exportation. En principe, pour exporter ses chips, une société française devrait bénéficier d’un remboursement de la taxe sur l’huile utilisée dans ses produits. Aujourd’hui, en pratique, l’administration fiscale refuse. Les Industries du Végétal demandent donc au législateur français de mettre un terme à cette situation ubuesque en supprimant cette taxe injustifiée. »

Vous évoquez également une TVA discriminatoire. Pourquoi ?

« Le système fiscal français ne crée pas seulement des distorsions de concurrence au niveau euro­péen, mais également au sein même du territoire français. La margarine, produit de consommation courante présente dans le réfrigérateur de nombreux consommateurs, est traitée comme un pro­duit de luxe. Avec le caviar, certains chocolats et produits de confiserie, la margarine fait partie des seuls produits à être soumis à un taux discriminatoire de TVA de 20%. Et ce, alors que tous les autres produits alimentaires sont soumis à la TVA à 5,5%. Une mesure incompréhensible au regard des nombreux atouts nutritionnels de la margarine. Cette taxe pénalise les fabricants français qui s’engagent depuis de nombreuses années à élaborer des produits à haute valeur nutritionnelle, par exemple, riches en oméga 3. Ce taux de TVA pénalise également le consommateur puisqu’il coûte plus de 120 millions d’euros par an. Les Industries du Végétal demandent donc que le taux de TVA sur la margarine soit aligné sur celui de tous les autres produits alimentaires»

Ces distorsions de concurrence sont-elles spécifiques au secteur des Industries du Végétal ?

« Non, nous sommes loin d’être les seuls. C’est en réalité tout le secteur de l’agroalimentaire qui doit faire face à des distorsions de concurrence. Avec ses règles fiscales complexes, mais aussi la lourdeur administrative à laquelle sont confrontées les entreprises, la France perd de plus en plus en compétitivité. Prenons un exemple concret : le secteur agroalimentaire français est sou­mis à pas moins de 33 taxes spécifiques ! C’est trois fois plus qu’en Allemagne ou en Italie. Pour nos entreprises, il est indispensable de réduire la pression fiscale mais aussi normative. Plus de 400 000 normes sont en vigueur en France. Une complexité normative synonyme de dépenses importantes. Le coût des normes nouvelles en 2011 était estimé à 728 millions d’euros, et le chiffre ne cesse d’augmenter malgré les efforts de simplification engagés. Les industries agroali­mentaires françaises sont ponctionnées d’une somme considérable qui pourrait servir à financer la recherche, la formation, l’innovation produit, etc. Un non-sens pour les Industries du Végétal, d’au­tant plus qu’avec une forte demande européenne, et même mondiale, les feux sont au vert. C’est pour les Industries du Végétal l’un des enjeux des Etats Généraux de l’Alimentation. Nos entreprises peuvent douter de la réelle volonté des pouvoirs publics à apporter des solutions. Le projet de loi sur la simplification et le droit à l’erreur semble avoir disparu de l’agenda du Gouvernement. »

Journée GLN : Alimentation lipidique en période périnatale - conséquences pour la santé de l’enfant (21 novembre 2017, Paris)

La journée scientifique annuelle du GLN (Groupe Lipides & Nutrition) aura lieu le 21 novembre 2017, à Paris, sur le thème : « Alimentation lipidique en période périnatale : conséquences pour la santé de l’enfant ».

Au programme :

  • 9h30 Accueil

  • 10h00 : Introduction générale sur la Nutrition périnatale et ses effets sur la santé de l’Homme (Philippe GUESNET, Versailles)

  • 10h30 Consommation alimentaire et nutritionnelle des mères allaitantes (France) : résultats d’une première enquête nationale (Carole ROUGE, Blédina, Villefranche-sur-Saône)

  • 11h10 Niveau de consommation en acides gras polyinsaturés de la femme allaitante en France : étude de consommation INCA2 et évolution du contenu en acides gras essentiels du lait maternel de 1997 à 2014 (Carole VAYSSE, ITERG Bordeaux & Noëmie SIMON, Terres Univia)

  • 11h50 Allaitement maternel et lait maternel : quels bénéfices pour la santé de l’enfant (Dominique TURCK, Clinique de Pédiatrie, Hôpital Jeanne de Flandre, CHU de Lille ; Université Lille 2, LIRIC-Inserm U995, Lille. Groupe Lipides et Nutrition)

  • 12h30 : Pause déjeuner (libre)

  • 14h15 : Acides gras polyinsaturés et préparations pour nourrisson (Bernadette DELPLANQUE, INSERM, UMR NMPA, Département MolCirc, Institut des Neurosciences Paris-Saclay)

  • 14h55 Phytostérols, Cholestérol et Polyphénols : Intérêts dans l’alimentation de l’enfant (Jean-Charles MARTIN, INRA, UMR NORT, Marseille)

  • 15h35 Intérêt des lipides polaires des membranes des globules du lait et de la taille des globules lipidiques en nutrition infantile : impact sur la digestion, l’immunité de la muqueuse intestinale et le microbiote, l’obésité (Isabelle LURON, INRA, UMR NUMECAN, Rennes)

  • 16h15 Apports lipidiques au début de la vie : conséquences à long terme (Marie Françoise ROLLAND-CACHERA, CRESS, Bobigny)

  • 16h55 Conclusion de la journée

Le formulaire d’inscription est à compléter avant le 14 novembre 2017.

Rappelons que l’objectif du Groupe Lipides et Nutrition est de favoriser l'étude des problèmes scientifiques et techniques relatifs aux corps gras alimentaires, afin de contribuer aux progrès des connaissances sur leur valeur nutritionnelle et leurs conditions d'utilisation par l'organisme humain. L'Association réunit chercheurs et techniciens du secteur public et du secteur privé travaillant dans le domaine des lipides, et constitue un lieu de rencontre entre scientifiques et industriels. Le GLN contribue également chaque année au financement de quelques projets de recherche clinique ou fondamentale sur la thématique générale Lipides et Nutrition.

 

ITERG : webinaire le 17 octobre 2017 avec l’intervention d’OLEAD

L’ITERG organise pour ses adhérents un webinaire mardi 17 octobre 2017. Au programme : l'effet du process sur la qualité nutritionnelle des tourteaux de colza, une synthèse des dernières évaluations nutritionnelles réalisées sur porcs et volailles par la recherche européenne et la mise en évidence d’une sensibilité spécifique du colza aux traitements thermiques, conséquences pour la digestibilité de la lysine et pistes de progrès pour la trituration.

Il sera animé par Patrick Carré, Responsable R&D OLEAD.