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Les études économiques de la filière oléopro synthétisées dans 'Point Eco'

L’Interprofession lance une nouvelle publication : Point Eco. Elle prend la forme de courtes fiches de synthèse résumant les différentes études économiques produites par la filière des oléo-protéagineux grâces aux CVO (Cotisations volontaires obligatoires) allouées à Terres Univia. Chaque année, en effet, de nombreuses études économiques sont réalisées -une quinzaine ont été menées en 2021- par Terres Univia, Terres Inovia, le fonds FASO et leurs partenaires.

Tous les mois, une à deux fiches seront publiées et accessibles gratuitement sur le site internet de Terres Univia. Elles présenteront les objectifs, le contexte et les enjeux, la méthodologie appliquée à l’étude et, bien-sûr, en dévoileront les principaux résultats.
En juillet, Point Eco publie ses deux premières fiches, réalisées par l’association PluriAgri, partenaire de l’Interprofession.

La première fiche dresse un état des lieux du soutien de la Politique Agricole Commune aux exploitations françaises en grandes cultures. Ce qu’elle révèle ? La situation des producteurs français est emblématique des distorsions de concurrence. Leur très faible insertion dans les dispositifs de soutien environnemental et climatique de la PAC constitue ainsi l’un des enjeux cruciaux pour le secteur.

La deuxième fiche porte sur les performances économiques des exploitations françaises des grandes cultures au sein de l’Union européenne. L’étude permet d’établir des indicateurs structurels économiques pour déterminer les forces et les faiblesses des exploitations. Cette analyse révèle la nécessité de trouver de nouveaux leviers pour augmenter la valeur ajoutée produite à l’hectare et de préserver au maximum les soutiens publics reçus par la PAC.
 

Pour consulter et télécharger les fiches Point Eco

Performances économiques des exploitations françaises

Etat des lieux du soutien de la PAC aux exploitations françaises

Résultats du prix ECOTROPHELIA France Innovation Légumineuses

Terres Univia a participé en tant que partenaire à la 22e édition d’EcoTrophelia en créant, pour la première fois, un prix au sein du concours national de l’innovation alimentaire, le trophée «EcoTrophelia France Innovation Légumineuses».

A Nancy, du 22 au 24 juin, Terres Univia a ainsi récompensé les étudiants pour leurs projets alimentaires innovants intégrant les légumineuses au cœur de leurs créations. L’édition 2021 « Une nourriture saine, nappée de plaisirs, et qui reste abordable » avait un programme ambitieux, dans une période où habitudes de consommation, modes d’achat, circuits de distribution, goûts et textures ont considérablement évolué. « Remettre ce trophée, c’est non seulement l’occasion de valoriser ces graines riches en protéines et en fibres, mais aussi de développer les produits de demain contenant des légumineuses, véritables leviers pour une alimentation innovante et durable », déclare Antoine Henrion, agriculteur et président de Terres Univia.

8 innovations légumineuses concouraient au prix EcoTrophelia France Innovation Légumineuses. Diverses et variées, les innovations présentées par les étudiants répondaient à un cahier des charges précis : le produit doit être conçu avec une ou plusieurs légumineuses françaises (pois, féverole, lentille, pois chiche, lupin…), être identifié par le consommateur comme un produit à base de légumineuse, être innovant ou apporter un service novateur.

L’innovation récompensée : DuoCalés, de l’équipe Barr’oudeurs, un repas nomade, équilibré, gourmand et pratique composé de deux barres. Il intègre 3 textures à base de céréales, légumes et légumineuses. Il est Nutri-score A, sans additif, et est disponible sous 2 saveurs différentes : potimarron-châtaignes-herbes de Provence, tomates-carotte-basilic et version mixte. Il peut se consommer froid, à température ambiante ou chaud. DuoCalés met en avant une façon originale de consommer du pois chiche et de profiter de ses atouts nutritionnels. Il valorise parfaitement les légumineuses françaises et la complémentarité nutritionnelle des céréales, légumes et légumineuses. De quoi donner une belle place aux légumineuses françaises au rayon snacking !
DuoCalés a été conçu par des étudiants de l’École Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires de Nancy, de la Faculté de Marketing et d’Agrosciences Université de Haute Alsace, de l’IAE METZ School of Management et de l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy.

Plus d’informations dans le communiqué de presse (PDF, 244 ko).

 

Le rapport d’activité 2020 de Terres Univia disponible

Le 23 juin 2021, Terres Univia a réuni son assemblée générale ordinaire et extraordinaire. À cette occasion, l’Interprofession a présenté son rapport d'activité 2020 (PDF, 2 Mo) qui synthétise le travail mené par Terres Univia sur les différentes thématiques qu’elle couvre, comme notamment la production, l’alimentation humaine, la communication, le bio ou encore les études économiques et les marchés.

Antoine Henrion et Laurent Rosso, respectivement président et directeur de l’Interprofession, ont pu souligner la grande réactivité dont a su faire preuve Terres Univia lors d’une année 2020 bouleversée par la crise sanitaire. « Malgré deux confinements, la dynamique des instances n’a pas failli et la mobilisation de tous a permis de continuer, sur le même rythme, le travail soutenu réalisé dans les commissions et les groupes de travail ».
Lors de l’année 2020, Terres Univia a également pu négocier avec les pouvoirs publics pour engager un véritable plan de relance et d’investissement afin d’accroître la souveraineté protéique de la ferme France. Le Plan Protéines vise ainsi à « retrouver une dynamique des oléo-protéagineux qui multiplient les atouts en faveur de l’atténuation du changement climatique ».

La bioéconomie, au coeur des travaux de la filière

Tourteaux, huiles, fibres et molécules d’intérêt issus des graines oléo-protéagineuses participent activement au développement d’une bioéconomie française durable, aussi bien dans les débouchés en alimentation humaine et animale, que dans les secteurs de l’énergie (biocarburants, méthanisation) et des produits biosourcés (extraction de molécules d’intérêt, biomatériaux …) en remplacement de ressources fossiles. Dans ce cadre, Terres Univia adhère au pôle IAR depuis 2017 afin d’améliorer et diversifier les débouchés des graines oléo-protéagineuses.

IAR est le pôle compétitivité de référence de la bioéconomie en France, rassemblant plus de 450 adhérents, depuis l’amont agricole jusqu’à la commercialisation de produits finis. Son objectif : faire de la France le leader européen de la bioéconomie, en contribuant notamment à l’amélioration de sa compétitivité et en accompagnant l’innovation au sein de ce secteur d’activité. Ses axes d’intervention sont nombreux et peuvent aller de l’alimentation humaine et animale, à la production de produits biosourcés et de bioénergies (biocarburant par exemple). Depuis sa création en 2005, IAR a accompagné plus de 350 projets financés, représentant un investissement de 2,2 milliards d’euros sur les territoires.
Le pôle IAR et l’Interprofession collaborent activement sur de nombreux sujets communs tels que le Plan Protéines au sein de plusieurs commissions du pôle IAR (food & feed, biomolécules, etc.). Cette collaboration s’est par ailleurs intensifiée ces dernières semaines au sein de la commission bioénergies du pôle IAR, par la participation active à l’ensemble des groupes de travail proposés, permettant à Terres Univia de consolider ses veilles marchés, techniques et règlementaires en matière de bioénergies. « La collaboration entre Terres Univia et le pôle IAR nous a permis de structurer et de consolider un réseau de partenaires très actifs dans le milieu de la bioéconomie. Nous collaborons avec ces partenaires de manière régulière sur des projets stratégiques », déclare Laurent Rosso, directeur de Terres Univia.

Maghreb oléagineux : bilan positif des 2 premières années d’existence

Le programme Maghreb Oléagineux, conduit en partenariat avec Agropol et co-financé par Terres Univia et l’Union européenne, vient de fêter ses deux années d’existence. Né en mai 2019, il vise à contribuer à la structuration des filières du colza en Tunisie d’un côté et, de l’autre, du colza et du tournesol au Maroc. Objectif : développer les surfaces et promouvoir les semences européennes de ces deux cultures.

Depuis deux ans, les différentes actions menées lors de cette campagne de promotion des semences de colza et de tournesol au Maroc et en Tunisie ont engendré un impact fort, touchant un nombre de contacts potentiels de 6 millions de personnes. La diffusion de communiqués et dossiers de presse a, par exemple, permis d’atteindre une large couverture de 3 millions de lecteurs potentiels. De même, la participation à deux salons au Maroc et en Tunisie en 2019 et 2020 a pu toucher 15 000 visiteurs qui ont échangé avec des intervenants sur l’intérêt des semences européennes ainsi que sur des éléments techniques de la conduite des cultures de colza et de tournesol, en s’appuyant notamment sur les guides techniques produits dans le cadre du programme.

Des formations ont également été mises en œuvre en Tunisie et au Maroc. Elles ont permis de former 184 conseillers et 76 prestataires, avec chacun environ 70 agriculteurs dans leur réseau, soit 18 200 agriculteurs directement impactés. Le cycle de formation a été suspendu en mars compte tenu de la situation sanitaire liée à la Covid-19. Toutefois, depuis le début de la deuxième année du programme (mois de mai), une solution alternative à distance a permis de poursuivre le cycle de formation. Ces formations à distance se basent sur des vidéos produites par les formateurs de Terres Inovia et sont complétées par des vidéos produites localement. Celles-ci sont ensuite diffusées sur des plateformes diverses (Facebook, WhatsApp) afin de susciter un échange entre les formateurs et les conseillers.

Bien qu’impactés par la situation sanitaire, des « field days » ont été organisés. Ces évènements réunissent des agriculteurs sur des parcelles de démonstration à différents stades de la culture pour diffuser les bonnes pratiques techniques. Ainsi, 195 field days ont pu être réalisés sur le terrain, réunissant 4 897 agriculteurs. Onze parcelles de démonstration ont été développées afin d’observer le comportement de certaines variétés européennes de colza et de tournesol.
Enfin, un site internet a été mis en ligne et une page Facebook a été créée. Ces outils permettent de diffuser de l’information sur l’actualité de la campagne ainsi que des informations d’ordre technique, comme les 11 vidéos produites dans le cadre du programme et portant sur des étapes clés de la conduite des cultures de colza et de tournesol. Ces 3 actions confondues ont permis de toucher plus de 500 000 personnes.

Plan protéines : 11 projets territoriaux pour structurer les filières

L’Interprofession des huiles et protéines végétales est mobilisée pour répondre aux objectifs stratégiques du Plan Protéines mis en place par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation dans le cadre de « France relance ». Terres Univia participe à la structuration de la filière des protéines végétales, de l’amont à l’aval, et à dynamiser la recherche-développement-innovation avec son institut technique Terres Inovia. Elle diffuse une plaquette d’information, détaillant les projets territoriaux qu’elle anime au niveau national dans le cadre du Plan protéines.

 « Le Plan Protéines est une formidable opportunité pour notre filière. À ce titre, Terres Univia est pleinement engagée aux côtés des acteurs publics et des professionnels pour porter une ambition forte en matière de souveraineté protéique », déclare Antoine Henrion, Président de Terres Univia.

Onze démarches territoriales sont actuellement menées pour développer et structurer les filières des protéines végétales impliquant les acteurs institutionnels et économiques. Terres Univia est mobilisée dans plusieurs d’entre elles et anime des réunions de mise en cohérence globale. La structuration des filières et les investissements post-récoltes bénéficient par ailleurs d’une enveloppe de 50 millions d’euros du « Plan de relance ».

Au travers de sa mission de structuration de filières, Terres Univia souhaite porter « sur le devant de la scène des engagements structurants et de long terme : valorisation et pérennisation de la production, appui à la recherche et à l’innovation, réponse aux grands défis du changement climatique, préservation de la biodiversité et de la durabilité des systèmes de production, » déclare Laurent Rosso, Directeur de Terres Univia et Directeur général de Terres Inovia.

Lire le communiqué de presse
Télécharger la carte des projets territoriaux et la plaquette d'information

Les atouts gustatifs et nutritionnels des huiles et margarines végétales à l’honneur

Dans le cadre de la campagne européenne « Huiles et margarines végétales, bienfaits de l’Europe » cofinancée par l’Union européenne et pilotée par Terres Univia, de délicieuses recettes sont proposées régulièrement par des chefs ou des influenceurs sur le site web dédié. La dernière en date ? Un délicieux houmous de petit pois à la menthe, réalisé avec de l’huile de colza par la cheffe Anto Cocagne.

Retrouvez le communiqué de presse (incluant la recette) (PDF, 1 Mo).

La Lettre des OléoPro devient mensuelle

La Lettre des OléoPro va devenir une newsletter mensuelle à compter de juin 2021. Objectif de cette parution lancée en 2018 : partager la stratégie et la vision de la filière aux dirigeants, agriculteurs, industriels, chercheurs, porteurs de projets et pouvoirs publics intéressés par les problématiques des huiles et protéines végétales afin d’éclairer leurs décisions et renforcer la visibilité de la filière.

Le numéro 7 du mois de mai, dernier de l’ancienne formule, revient notamment sur :

-le lancement de Cap Protéines, ce programme de recherche, développement et innovation, piloté par Terres Inovia et l’Institut de l’élevage pour renforcer l’autonomie protéique des élevages et dynamiser la production de légumineuses et d’oléagineux à haute teneur en protéines. 

- un bilan complet des actions menées dans le cadre du plan CVO 2018-2020 sur les volets stratégiques de la filière, comme la recherche et développement, les observatoires et les marchés, la communication, l’animation du dialogue entre familles professionnelles…

-ou encore un diagnostic complet de la filière de la féverole en France et la présentation d’une brochure d’information sur les Paiements pour Services Environnementaux (PSE) diffusés par Terres Univia.

Pour ne pas manquer la prochaine Lettre des OléoPro, il suffit de vous abonner en remplissant le formulaire d’inscription en ligne.

CVO : bilan de trois ans d’actions réalisées

L’Interprofession tourne la page de trois années de plan CVO. Voici quelques exemples d’actions concrètes qui ont été réalisées.

Recherche et développement : un soutien de poids aux projets scientifiques

En trois ans, outre les actions conduites par Terres Inovia avec les fonds CVO qui lui sont dédiés, l’Interprofession a contribué à de nombreux projets scientifiques et partenariaux pour améliorer les plantes et les intrants (et rendre ainsi les cultures plus compétitives) et, à l’aval, mieux valoriser les graines oléo-protéagineuses.

Par exemple, 11 projets ont reçu le soutien financier (à hauteur de 890 000 euros) de l’Interprofession sur le colza et le tournesol, et 2 projets ont été consacrés aux légumineuses (pour un montant de 110 000 euros). Terres Univia, via le fonds FASO, a également pris part au projet d’innovation variétal PropoundTM, qui vise à lancer des tourteaux de colza à haute valeur protéinique. Enfin, pour valoriser les graines oléo-protéagineuses, l’Interprofession a été un soutien de poids pour étudier la faisabilité technique de l’utilisation du B100, le biodiesel 100% colza, pour les transports routiers et flottes captives. Le B100 actuellement commercialisé est, par exemple, utilisé à titre pilote par la SNCF sur la ligne TER Paris-Granville. Sans oublier la réalisation de nombreuses études et essais, par exemple sur le risque allergène ou la digestibilité des tourteaux de colza, permettant d’ouvrir de nouveaux marchés en alimentation humaine ou animale. 

Production et première transformation : un relais foisonnant pour accompagner les producteurs et les opérateurs de l’aval

Le pôle interprofessionnel, par le biais de son institut technique Terres Inovia, a multiplié la R&D et les supports de communication pour continuer de conseiller et d’accompagner non seulement les producteurs d’olé-protéagineux à toutes les étapes de la culture, du semis à la récolte, mais aussi  les transformateurs pour diversifier les process de transformation afin de mieux valoriser toutes les fractions des graines et notamment la protéine.

Côté producteurs, en trois ans, l’Institut a produit pas moins de :
- 1 410 publications techniques en presse nationale et régionale et 44 brochures
- 141 publications scientifiques (articles, posters de colloques…)
- 2,3 millions de pages vues sur le site web de Terres Inovia
- 900 journées techniques et 3 900 participants aux webinaires.

Études des marchés et observatoires

L’Interprofession suit de près l’aval de la production : l’Observatoire qu’il pilote publie, chaque année depuis 1991, des fiches sur la qualité des graines de colza, tournesol, soja, pois et féverole, ainsi que sur la qualité nutritionnelle des tourteaux. Ces documents sont à disposition sur le site internet de Terres Univia.

Terres Univia a également coordonné avec FranceAgriMer le lancement d’un outil de quantification des flux de protéines végétales, qui constituera un indicateur précieux pour l’alimentation animale.

Animation et structuration de filières

L’Interprofession a été une cheville ouvrière du Plan protéines pour dynamiser la production des cultures oléo-protéagineuses sur le territoire, réduire la dépendance de la France aux importations et renforcer son autonomie protéique. C’est ainsi qu’entre 2019 et 2020, Terres Univia a coordonné une analyse collective avec l’ensemble des interprofessions des filières animales et végétales concernées par les enjeux de souveraineté protéinique. Cette analyse sans précédent, mobilisant notamment la FOP, a fait l’objet d’un rapport et de recommandations remis au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et à l’ensemble des représentants du secteur agricoles et agro-industriels mi-2019. Ce rapport, complété par un rapport coordonné par l’INRAE sur les enjeux de la recherche, ont ainsi constitué les bases de constitution d’un nouveau plan protéines à 10 ans. L’interprofession avec l’apport de ses partenaires (Terres Inovia, Fonds FASO) et de ses organisations professionnelles dont tout particulièrement la FOP, a été à l’œuvre pour inscrire les premières années du plan protéines dans le cadre du plan de relance et obtenir ainsi une enveloppe de 100 millions d’euros dédiés à des actions d’urgence pour les 24 premiers mois du plan.

Terres Univia peut également se prévaloir d’avoir animé, en dépit de la crise sanitaire, les neuf groupes de travail avec ses familles professionnelles et d’avoir ainsi produit de nombreux travaux d’analyse partagés avec l’ensemble des organisations professionnelles qui la composent.

Communication et promotion

Pour valoriser les débouchés des oléo-protéagineux, l’Interprofession est maître d’œuvre, aux côtés de son partenaire polonais, d’une vaste campagne de promotion soutenue par l’Union européenne. Cette campagne de trois ans est consacrée à la valorisation des bienfaits des huiles et margarines végétales. Elle s’articule notamment autour d’un spot TV, d’un site internet et de nombreux relais auprès d’influenceurs.
Par ailleurs, la web-série Paroles de terre, lancée en 2017 par le GIE Terres de com, peut, en outre, se prévaloir d’avoir permis à la chaîne YouTube de Terres Oléopro d’être classée 2e  sur 500 au classement des grandes marques sur YouTube et 1ère dans la catégorie biens de consommation.

Des trains roulent au B100

Depuis le 6 avril 2021 et pour 3 mois, l’ensemble des trains de la ligne SNCF Paris Montparnasse - Granville roulent au B100, biocarburant renouvelable issu du colza français, en lieu et place du diesel. Cette prouesse technique, en faveur des énergies propres, a été rendue possible grâce aux efforts de la filière pour diversifier les débouchés des produits oléoprotéagineux et à son investissement pour la transition énergétique.

La mise en œuvre à grande échelle de cette nouvelle utilisation du B100 a été réalisée grâce à une phase d’évaluation technique et environnementale soutenue et pilotée par Terres Univia en collaboration avec l’IFPEN (Institut français du pétrole énergies nouvelles) et en partenariat avec SNCF.

« A la belle dynamique de développement de l’utilisation du B100 dans les flottes de transport routier, s’ajoute désormais la perspective de voir rouler demain des trains avec du B100 100 % français. Dans un contexte difficile pour la filière colza, entre récents aléas climatiques et la nécessité de redynamiser les surfaces de cette culture, cette opportunité prometteuse de diversification verte s’offre désormais aux producteurs d’oléoprotéagineux. Nous nous réjouissons de cette étape symbolique de notre engagement en faveur de l’autonomie française en huile et protéines végétales, du plan protéines et de la transition énergétique. C’est une certitude : l’innovation est la clef pour renforcer la filière tout au long de sa chaîne de valeur », déclare Antoine Henrion, agriculteur et président de Terres Univia.

La phase de tests, pilotée en 2019 par Terres Univia, avec l’appui de l’Ingénierie du Matériel de SNCF, visait à mesurer les impacts de l’utilisation du B100 de colza, autorisé par l’arrêté du 29 mars 2018, sur le moteur des toutes dernières générations de TER. Ces tests ont permis de vérifier l’adaptation du B100 à un moteur ferroviaire, tout en prouvant les avantages environnementaux de son utilisation :
-    réduction de 60 % des émissions des gaz à effet de serre (du champ au rail) en comparaison au gazole fossile
-    réduction de 15 % des émissions d’oxydes d’azote en comparaison avec le gazole standard
-    réduction de 45 % de la masse de particules émises en comparaison avec le gazole standard.

Constitué à 100 % d’esters méthyliques d’acides gras d’huile végétale, le B100 s’inscrit comme une alternative biosourcée, renouvelable et substituable au gazole fossile à destination des flottes captives.

A ses nombreux avantages agroécologiques, s’ajoute le rôle essentiel du B100 issu du colza pour la survie et la préservation des abeilles dans nos territoires. En effet, le colza est une plante mellifère vitale pour les insectes pollinisateurs .

Souveraine sur le marché de l’huile de colza pour l’alimentation humaine, la France produit plus d’huile de colza que les Français n’en consomment. Le B100 permet de valoriser l’ensemble de la récolte, en complément de la valorisation en alimentation animale de la fraction protéique. Le B100 permet donc de sécuriser les débouchés et d’améliorer les revenus des agriculteurs, souvent fragiles et incertains. Le colza utilisé dans le B100 est issu d’une culture locale qui constitue une force vive du dynamisme des territoires avec 110 000 agriculteurs, 6 acteurs agro-industriels, 10 usines et 20 000 emplois non délocalisables.  

Débouchés complémentaires pour les filières agricoles, création d'emplois, meilleure autonomie protéique :  le B100 constitue une formidable opportunité pour l’ensemble de la filière.

Plus d’informations dans le communiqué de presse.