Open Access
Issue
OCL
Volume 22, Number 2, March-April 2015
Article Number D205
Number of page(s) 6
Section Dossier: Dietary cholesterol: friend or foe? / Cholestérol alimentaire : ami ou ennemi ?
DOI https://doi.org/10.1051/ocl/2014051
Published online 10 March 2015

© F. Fumeron et al., published by EDP Sciences, 2015

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1 Introduction

Suite à une saisine par « Que Choisir », l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a publié un avis le 6 juin 2014 (ANSES, 2014). Dans cet avis, il était conclu : « L’Anses adopte les conclusions du CES « Nutrition humaine » qui estime que les données actuellement disponibles ne permettent pas de considérer, au plan de la santé publique, les aliments enrichis en phytostérols/stanols comme un moyen approprié de prévention des maladies cardiovasculaires ». Parmi les justifications données, on relève notamment « ...l’effet des phytostérols sur une réduction d’environ 10 % de la cholestérolémie totale et de la teneur en LDL-C circulant. Toutefois, la variabilité de la réponse est grande et environ 30 % de la population peut être considérée comme « non-répondeur ». De plus, cet effet s’observe pour des apports évalués entre 1,5 et 2,4 g/j, ... » et « ...Par ailleurs, la consommation de phytostérols en agissant sur la concentration plasmatique de LDL-C, diminue celle de β-carotène et augmente celle des phytostérols. Ces modifications pourraient augmenter le risque de maladies cardiovasculaires... » Deux des principales raisons justifiant la prudence de l’ANSES sont donc d’une part, la variabilité inter-individuelle de la réponse à la consommation de phytostérols/stanols, et d’autre part, les relations entre phytostérolémie plasmatique et risque cardiovasculaire. Ces deux points font l’objet de la présente revue.

2 Généralités

Les phytostérols sont les stérols végétaux, contenus en particulier, mais pas seulement, dans les fruits oléagineux. Leur structure est proche du cholestérol, exclusivement d’origine animale. Les phytostanols sont produits par hydrogénation des phytostérols. Ces composés rentrent en compétition avec le cholestérol au niveau de l’intestin, et réduisent ainsi son absorption. La résultante de cet effet est une diminution du LDL-Cholestérol (LDLC). L’absorption des phytostérols est très inférieure à celle du cholestérol. Leur concentration plasmatique est corrélée à l’absorption du cholestérol, et environ 200 fois inférieure à la cholestérolémie. L’absorption des phytostanols et leur concentration plasmatique sont encore très inférieures à celles des phytostérols (De Smet et al., 2012; Plat et Mensink, 2005).

3 Rôle des transporteurs NPC1L1 et ABCG5/ABCG8

Dans la lumière intestinale, le cholestérol et les phytostérols sont dans les micelles et pénètrent dans l’entérocyte par le transporteur NPC1L1. Le cholestérol peut être estérifié et rentrer dans les chylomicrons secrétés dans la voie lymphatique, ou être pris en charge par le transporteur ABCA1 et sortir aussi sous forme de HDL (revue Othman et al., 2013). Dans l’entérocyte, les phytostérols ne peuvent suivre ces circuits et sont réexcrétés dans la lumière intestinale par l’hétérodimère ABCG5/ABCG8. Ainsi, les homozygotes (rares) pour des mutations des gènes codant pour ces transporteurs ne peuvent réexcréter et possèdent des concentrations très élevées en phytostérols (hypersitostérolémie génétique). Une fraction minoritaire du cholestérol suit également cette voie d’excrétion. Les transporteurs ABCG5/G8 ont une autre fonction au niveau hépatique puisqu’ils participent à la sécrétion des acides biliaires.

4 Effet-dose des phytostérols/stanols

Une méta-analyse à partir de 124 études montre clairement un effet dose de la consommation des phytostérols/stanols (Ras et al., 2014). Pour des doses de 1 à 4 g/jour, les baisses moyennes de LDLC vont de –6,4 % à –12,4 %. Pour une consommation entre 2 et 2,5 g/jour (2,1 en moyenne), la baisse moyenne est de 8,4 %. L’analyse séparée des stérols et des stanols montre des effets équivalents. Les expériences à des doses supérieures à 4 g/jour sont rares, et trop hétérogènes pour être rassemblées. On peut citer le travail de Mensink et al. (2010) (4 groupes en parallèle, 4 semaines, cholestérol total entre 5–8 mmol/l) qui montre pour 3 g/j, 6 g/j et 9 g/j de stanols des baisses de –7,4 %, –11,9 %, et –17,4 % respectivement.

Tableau 1

Consommation de stérols végétaux : les non-répondeurs.

5 Variabilité de la réponse du LDLC

Les études citées précédemment montrent des effets moyens de la consommation. Il existe une grande variabilité inter-individuelle de la réponse à la consommation des stérols/stanols. Une partie non négligeable des consommateurs ne répond pas à cette ingestion. Suivant les études, on peut observer de 20 à 42 % de sujets non-répondeurs (Jakulj et al., 2005; Rideout et al., 2010; Sierksma et al., 2008; Thomsen et al., 2004; Zhao et al., 2008) (Tab. 1). Chez les non-répondeurs, non seulement le LDLC ne baisse pas ou peu, mais peut parfois augmenter dans une proportion non négligeable. Ainsi chez Zhao et al. (2008), la variation de LDLC chez les 38 % de non-répondeurs est une augmentation de 9,4 %. Dans cette étude, la non réponse est définie comme un LDLC diminuant de moins de 5 %.

Comme dans tous les traitements, la réponse dépend de la magnitude du défaut. Plus le LDLC initial est élevé, plus la baisse en valeur absolue est élevée. Naumann et al. (2008) montrent ainsi que l’effet dépend à la fois de la dose d’esters de stanol utilisée et de la valeur de base du LDLC (p interaction <0,001). Rapportés en %, les changements sont constants. Ainsi, pour une dose de 2 g/j de stanols, la baisse en LDLC est comprise dans un intervalle de –8,0 % à –5,4 %, pour des LDLC initiaux compris entre 3 et 5 mmol/l.

6 Relation avec la synthèse et l’absorption du cholestérol

Les principales caractéristiques individuelles susceptibles de modifier la réponse du LDLC sont liées à la synthèse et/ou l’absorption du cholestérol. Dans une étude, Rideout et al. (2010) rapportent les résultats de 3 essais apportant de 1,6 à 2 g/j de stérols (supports soja, yaourt, margarine) chez 113 sujets. La baisse du LDLC était en moyenne de –7,3 %, mais 66 sujets étaient classés comme répondeurs (baisse de plus de 5 %) avec une baisse moyenne de –15,2 %, et 47 sujets (soit 42 % des effectifs) étaient non-répondeurs (LDLC : +3.7 %). Le taux fractionnel de synthèse (FSR) était calculé à partir de mesures avec incorporation d’isotopes stables (deuterium). Le FSR était corrélé négativement avec la baisse du LDLC (r = 0,22, p = 0,02). Ainsi les sujets non-répondeurs avait un taux de synthèse plus élevé de 23 % par rapport à celui des répondeurs en période contrôle, et de 14 % en période test. Corrélativement, après répartition des sujets en fonction du FSR, les sujets du quartile supérieur (synthèse élevée) avaient une baisse de –3,2 %, ceux du quartile inférieur (synthèse la plus faible) avaient une baisse de –12,3 %. Les sujets à synthèse intermédiaire avaient une baisse également intermédiaire (Fig. 1).

thumbnail Fig. 1

Baisse du LDL-C en fonction du taux de synthèse du cholestérol (par quartiles) (d’après Rideout et al., 2010).

La synthèse et l’absorption du cholestérol sont inversement corrélées. Dans une autre expérience où synthèse et absorption sont mesurées par techniques aux isotopes stables, Zhao et al. (2008) montrent également que les sujets non-répondeurs (38 % des sujets) à 2 g/j phytostérols ont un taux de synthèse plus élevé. La phytostérolémie basale est corrélée positivement avec l’absorption et négativement avec la synthèse, et elle est plus élevée chez les répondeurs que chez les non-répondeurs.

7 Facteurs génétiques de la réponse

Les hétérozygotes pour les mutations des transporteurs ABCG5/G8 provoquant l’hypersitostérolémie à l’état homozygote ont une réponse en % analogue à celle des contrôles ou observées dans d’autres études (Stalenhoef et al., 2001; Kwiterovich et al., 2003; Kratz et al., 2007; Myrie et al., 2012). L’augmentation des phytostérols plasmatiques est également comparable en % à celle des témoins, mais plus importante en valeur absolue, puisqu’ils se situent dans les valeurs hautes de la distribution de la phytostérolémie basale. La baisse des phytostérols plasmatiques sous phytostanols est aussi comparable en % et plus importante en valeur absolue.

Chez les sujets hétérozygotes pour l’hypercholestérolémie familiale, la réponse LDLC est analogue à celle des hypercholestérolémiques tout-venant (méta-analyse Moruisi et al., 2006; Guardamagna et al., 2011).

Les études de polymorphismes des transporteurs ABCG5/G8 et NPC1L1 impliqués dans l’absorption du cholestérol et des stérols végétaux ont montré peu de relation (Plat et al., 2005; Zhao et al., 2008; Gylling et al., 2009). Seule une étude montre un effet d’un polymorphisme d’ABCG8, mais seulement en interaction avec le niveau d’absorption, et un effet d’un haplotype NPC1L1 (combinaison de plusieurs polymorphismes) (Zhao et al., 2008).

Parmi les polymorphismes du métabolisme lipidique, le plus étudié a été celui de l’apolipoprotéine E. Celle-ci existe sous trois formes E2, E3, E4. Au niveau des populations, ce polymorphisme est responsable de la plus grande partie de la variabilité génétique du LDLC. La forme E4 est associée à un cholestérol total et LDL augmenté, ainsi qu’à une plus grande absorption du cholestérol. Les premières études de ce polymorphisme en relation avec la réponse aux phytostérols/stanols montrent donc logiquement une meilleure réponse des porteurs de E4 (Vanhanen et al., 1993; Miettinen et Vanhanen, 1994), cependant ce résultat n’a pas été confirmé par la suite (Banuls et al., 2011; Geelen et al., 2002; Ishiwata et al., 2002; Lottenberg et al., 2003; Plat et Mensink, 2002; Sanchez-Muniz et al., 2009; Tammi et al., 2002).

D’autres polymorphismes de gènes du métabolisme des lipides et lipoprotéines ont été étudiés, SR-B1 (Plat et al., 2002), Apolipoprotéine AIV (Plat et Mensink, 2002), CETP (Lottenberg et al., 2003; Plat et Mensink, 2002), HMGCoA Reductase (Plat et Mensink, 2002), CYP7A1 (De Castro-Oros et al., 2011). On observe peu d’associations avec la réponse : les porteurs du génotype homozygote VV pour le polymorphisme de la CETP I405V sont non-répondeurs (18 % des sujets) (Lottenberg et al., 2003), et les porteurs de l’allèle C du rs3808607 de CYP7A1 ont une réponse augmentée (De Castro-Oros et al., 2011).

Cependant toutes ces études manquent de puissance statistique, et comprennent presque toutes moins de 100 sujets ce qui qui est insuffisant. Les études positives nécessitent une réplication pour confirmation.

En conclusion, il existe une variabilité de la réponse individuelle à l’apport de stérols/stanols végétaux avec une absence de réponse (baisse LDLC) chez 20 à 42 % des sujets. Parmi les sujets non-répondeurs, certains augmentent le LDLC. La diminution du cholestérol LDLC est proportionnelle à sa concentration initiale en valeur absolue, et constante en pourcentage. La réponse est corrélée négativement au taux de synthèse du cholestérol et positivement au niveau d’absorption. Enfin l’impact des facteurs génétique reste encore à démontrer. Il existe un manque de puissance statistique générale dans toutes les études génétiques publiées à ce jour (nombre insuffisant de sujets). Peu de résultats demandent une confirmation.

8 Phytostérolémie et risque cardiovasculaire

La phytostérolémie est corrélée à la consommation de phytostérols. Dans une méta-analyse des études contrôlées, on observe une relation de type dose-réponse entre la consommation et les changements en % de la concentration plasmatique de campestérol et de sitostérol (Ras et al., 2013). La question se pose donc de savoir si des augmentations de phytostérolémie liées à une consommation accrue peuvent avoir des conséquences cardiovasculaires.

Un argument fort est donné par les patients atteints de sitostérolémie génétique (Revue dans Othman et al., 2013). Ces patients, très rares (fréquence estimée à1/1 000 000, ou moins) sont homozygotes pour des variants défectueux des gènes codant pour les transporteurs ABCG5 et/ou ABCG8. Ils ont une xanthomatose tendineuse, ainsi qu’une athérosclérose précoce (dès 16 ans). Chez ces sujets, l’absorption des phytostérols est multipliée par un facteur de 3 à 12. La phytostérolémie est, elle, multipliée par un facteur 30 à 100.

Les sujets hétérozygotes pour ces mutations ont des phytostérolémies dans les valeurs hautes de la distribution normale, et on n’a pas rapporté de risque cardiovasculaire accru chez ceux-ci.

De nombreux travaux épidémiologiques ont étudié la relation entre phytostérolémie et risque cardiovasculaire dans différentes populations. Leurs résultats sont contradictoires, avec parfois une relation significative positive, parfois significative inverse, et parfois pas de relation (Vergès et Fumeron, 2015). Une partie de l’hétérogénéité pourrait provenir de l’origine des sujets et de leur style de vie ou d’alimentation, puisque il a été dit que dans les pays du Sud où la relation est inverse, la protection apparente liée à une phytostérolémie élevée pourrait provenir d’une consommation plus élevée de fruits et légumes. La phytostérolémie pourrait être un marqueur de cette consommation. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la méta-analyse de ces données aboutisse à la conclusion d’une absence de relation entre niveau plasmatique des stérols végétaux et risque cardiovasculaire, dans un sens ou dans l’autre (Genser et al., 2012).

En fait, l’hétérogénéité de ces études rend toute conclusion peu sûre...

Une grande étude pangénomique (GWAS) apporte des arguments à l’hypothèse d’une relation positive. Dans cette étude on a recherché les variants génétiques les plus associés aux concentrations circulantes de phytostérols. Les polymorphismes les mieux associés étaient ceux du gène ABCG8, ainsi qu’un polymorphisme des groupes sanguins ABO. Ces variants étaient très associés également au risque coronarien, toujours dans le sens élévation phytostérol –> élévation du risque (Teupser et al., 2010).

Cependant, dans cette étude, ces variants sont également associés à des variations du LDLC, et il est donc difficile de conclure à une relation de cause à effet. De plus, la concentration de phytostérols est d’une part un indice de consommation des stérols végétaux, mais d’autre part un indice d’absorption du cholestérol. Des auteurs ont émis l’hypothèse que l’association entre phytostérolémie et risque cardiovasculaire pouvait être due, en fait, à une relation sous-jacente entre absorption du cholestérol et risque. Ils ont donc étudié un indice d’absorption indépendant de la consommation des stérols végétaux, le cholestanol, métabolite du cholestérol (Silbernagel et al., 2013).

Dans une méta-analyse, ces auteurs montrent que le cholestanol, et/ou le rapport cholestanol/cholestérol, est effectivement un facteur de risque significatif de maladie cardiovasculaire (soit par comparaison du tertile supérieur au tertile inférieur, soit par la différence standardisée entre cas et témoins). Ils ont ensuite étudié dans deux cohortes la relation des polymorphismes ABCG8 et ABO de l’étude précédente (Teupser et al., 2010) avec le cholestanol et le cholestanol rapporté au cholestérol. Ces polymorphismes associés aux phytostérols plasmatiques étaient associés également, dans le même sens, à l’indice d’absorption. Ainsi, la relation phystostérolémie/risque cardiovasculaire semble être le reflet de la relation entre absorption de cholestérol et risque cardiovasculaire (Silbernagel et al., 2013). Cependant, cette étude ne permet pas d’éliminer complètement l’hypothèse que les phytostérols circulants aient également un impact cardiovasculaire, indépendant de celui de l’absorption...Ainsi, chez une patiente consommant une margarine enrichie, l’apparition de xanthélasma a été décrite, bien que sa concentration en LDLC ait diminué, concomitante à un campestérol plasmatique multiplié par 6 (Vergès et al., 2009).

9 Conclusion

Dans son rapport final, l’ANSES (2014) résume par un schéma l’impact possible de la consommation de phytostérols sur le risque cardiovasculaire, avec un effet positif sur le LDLC mais qui ne concerne que 70 % des sujets, des impacts mal connus sur d’autres facteurs de risque (non abordé ici), un impact peut-être négatif à travers une augmentation de la phytostérolémie, ainsi qu’à travers une baisse de la concentration de bêta-carotène (non abordé ici). Il n’y a actuellement pas de consensus entre les différentes sociétés savantes/médicales sur des recommandations (Weingärtner et al., 2014). Pour conclure, on peut encore citer l’ANSES : « ...Seule une étude évaluant l’impact des produits enrichis en phytostérols ou en phytostanols sur le risque de survenue d’évènements cardiovasculaires permettrait d’évaluer la résultante de l’ensemble de leurs effets sur le risque de développement de ces maladies ».

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Cite this article as: Frédéric Fumeron, Jean-Marie Bard, Bruno Vergès, François Paillard, Jean-Michel Lecerf. Phytostérols : un point sur les recommandations de l’ANSES. OCL 2015, 22(2) D205.

Liste des tableaux

Tableau 1

Consommation de stérols végétaux : les non-répondeurs.

Liste des figures

thumbnail Fig. 1

Baisse du LDL-C en fonction du taux de synthèse du cholestérol (par quartiles) (d’après Rideout et al., 2010).

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