Open Access
Issue
OCL
Volume 21, Number 5, September-October 2014
Article Number D511
Number of page(s) 7
Section Dossier: Olive oil / Huile d’olive
DOI https://doi.org/10.1051/ocl/2014030
Published online 02 September 2014

© V. Coxam et al., published by EDP Sciences, 2014

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1 Introduction

L’olivier est un arbre légendaire entré dans la mythologie grecque lorsque Athéna, déesse de la Sagesse, affronte Poséidon pour la possession de l’Attique (Athènes aujourd’hui). Zeus, en tant que médiateur, leur indique qu’il déclarera vainqueur celui des deux protagonistes qui proposera l’offrande la plus utile au peuple. La victoire fut décernée à Athéna qui choisit un olivier. Cet épisode conféra à cet arbre une symbolique de santé/longévité (arbre de vie dont les fruits étaient destinés à la nourriture, ses feuilles ayant une vocation médicinale), de force, de prospérité et de paix, qui a accompagné de façon récurrente l’humanité pendant son évolution. Ceci permit, en outre, à l’olivier d’entrer dans une dimension universelle, bien qu’il soit rattaché à des spécifications régionales fortes.

D’un point de vue historique, l’olivier serait apparu entre 3800 et 3200 avant J.-C. ; soit il y a six millénaires. Des recherches archéologiques ont révélé que, dès le IVe millénaire avant J.-C., l’huile était extraite de l’olive en Syrie, à Chypre, en Crète ; soit environ 3500 ans avant notre ère, procurant ainsi depuis la nuit des temps une ressource inestimable pour les populations. Les vertus des produits de l’olivier sont ainsi reconnues et exploitées de longue date et sont notamment à la base de nombreuses pharmacopées traditionnelles. Plus récemment, l’avancée des connaissances scientifiques dans le domaine de la nutrition préventive a permis de corroborer le potentiel de l’huile d’olive pour de nombreuses cibles biologiques, y compris pour la santé osseuse.

Table 1

Concentration des principaux polyphénols de l’huile d’olive vierge ou raffinée (d’après Owen et al., 2000 ; Carrasco-Pancorbo et al., 2006 ; Garcia et al., 2006).

2 Bases conceptuelles de l’intérêt en santé humaine des produits de l’olivier, notamment de l’huile d’olive

Les enquêtes épidémiologiques révèlent une disparité de distribution des pathologies dégénératives chroniques au niveau européen, avec une moindre incidence dans les pays du pourtour méditerranéen. Ainsi, en raison de ses bénéfices avérés et de son importance culturelle, le régime méditerranéen pour lequel la contribution fondamentale de l’huile d’olive est reconnue (Perez-Jimenez et al., 2005 ; López-Miranda et al., 2008 ; Uylaser et Yildiz, 2014) a été inscrit en 2010 au patrimoine mondial de l’Unesco dans la liste des héritages culturels intangibles de l’Humanité.

En effet, l’adhérence à une alimentation de ce type est associée à une réduction du risque de mortalité toutes causes confondues (Tsakiraki et al., 2001 ; Perez-Lopez et al., 2009) et si les vertus de ce régime sont classiquement évoquées pour les maladies cardiovasculaires et certains cancers, les travaux de Keys (1995, 1997) et de Martin-Moreno et al. (1994) en attribuent les effets protecteurs, au moins en partie, à l’huile d’olive qui fournit 37 %, 42 %, voire 71 % des graisses végétales en Espagne, Italie et Grèce, respectivement (Rose et al., 1986); la quantité annuelle consommée par habitant étant respectivement de: 11 kg, 13 kg et 18 kg (Quaranta et Rotundo, 2000).

L’huile d’olive est caractérisée par sa richesse en acides gras mono-insaturés (85 % d’acide oléique), alors que les saturés (acide palmitique : <10 %) et polyinsaturés sont peu concentrés. La teneur en vitamine E (α-tocophérol: 132–205 mg/kg) est faible, comparée à celle des autres huiles végétales extraites des graines, car l’huile provient principalement du mésocarpe (pulpe) de l’olive. Or la plupart de la vitamine E se situe dans l’endocarde qui reste dans la partie solide des déchets. En fait, une des principales qualités de l’huile d’olive extra-vierge est sa concentration en composés phénoliques (Owen et al., 2000). En effet, obtenue par pressage à froid des olives, contrairement aux autres huiles alimentaires qui subissent un raffinage engendrant une forte perte en micronutriments, elle contient 100 mg à 1 g/kg de polyphénols, ce qui représente un apport quotidien de phénols pouvant atteindre 10 à 25 mg (Hertog et al., 1993 ; Vissers et al., 2002), parmi lesquels des acides p-hydroxyphénylacétique, homovanilliques et caféiques, ainsi que des flavonoïdes, ont été identifiés (Brenes et al., 1993). En fait, Vissers et al. (2004) ont estimé que 50 g d’huile d’olive apportent 2 mg de composés particulièrement intéressants : l’oleuropéine (un monoterpène glycosylé de la classe des sécoïridoïdes (Visioli et al., 1998) et ses métabolites (tyrosol et hydroxytyrol), qui constituent donc les principaux éléments de la fraction phénolique de l’huile d’olive (30 % pour le tyrosol et l’hydroxytyrosol, 50 % pour l’oleuropéine (Owen et al., 2000). Plus précisément (Tab. 1), la teneur en hydroxytyrosol a été évaluée à 1,45,6 mg/l (Servili et al., 1999 ; Coni et al., 2000) et à 14,42 ± 3,01mg/kg dans l’huile extra vierge, contre 1,74 ± 0,84mg/kg dans l’huile raffinée (Owen et al., 2000). Les niveaux de tyrosol sont en moyenne de 2,98 ± 1,33mg/kg et atteignent 27,45 ± 4,05mg/kg dans l’huile extra vierge (Owen et al., 2000). Enfin, la concentration en oleuropéine varie entre 2,39,0 mg/L (Servili et al., 1999) et a même été estimée à 18,64 ± 3,36mg/kg (sous forme aglycone) dans un échantillon d’huile d’olive extra vierge (Coni et al., 2000). De même, dans les olives, la teneur en oleuropéine peut atteindre jusqu’à 14 % de la matière sèche (Soler-Rivas et al., 2000). Toutefois, les procédés de maturation appliqués aux olives noires engendrent une perte non négligeable. Quant aux feuilles, elles en contiennent également des quantités importantes (6090 mg/g).

En ce qui concerne son intérêt nutritionnel, de par sa composition spécifique en acides gras et composés phénoliques, l’huile d’olive est susceptible d’agir sur un large spectre de cibles biologiques, et ainsi de représenter un outil stratégique important pour la prise en charge des pathologies dégénératives liées à l’âge (Virruso et al., 2014).

L’oleuropéine et ses métabolites sont dotés de vertus anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Ils pourraient ainsi limiter le stress oxydant, une perturbation métabolique associée à de nombreuses pathologies (Dai et al., 2008). Ce sont effectivement des piégeurs de radicaux libres et des chélateurs de métaux. Ainsi l’oleuropéine et le tyrosol inhibent l’oxydation des LDL in vitro (Visioli et Galli, 1994 ; Visioli et al., 2000). Coni et al. (2000) ont confirmé ces propriétés in vivo. Ils ont ainsi démontré que la consommation d’huile d’olive extra-vierge par des lapins augmentait la résistance des LDL à l’oxydation ; l’effet étant exacerbé lorsque le régime était supplémenté en oleuropéine. Outre ces effets anti-oxydants, les composés phénoliques de l’huile d’olive exercent une activité anti-inflammatoire. In vitro, l’hydroxytyrosol, ainsi que le tyrosol, et l’oleuropéine dans une moindre mesure, peuvent inhiber la formation de leucotriène B4 en réduisant l’activité de la 5-lipoxygénase (De la Puerta et al., 1999). De plus, l’hydroytyrosol et l’oleuropéine peuvent bloquer la flambée respiratoire des neutrophiles, phénomène à l’origine de la surproduction de radicaux libres lors de l’inflammation (Visioli et al., 1998). Sur un modèle d’inflammation induite par l’injection sous cutanée de carraghénane chez le rat, Martinez et Dominguez (2001) ont mis en évidence une amélioration des paramètres de l’inflammation chez les animaux ayant consommé l’huile d’olive (contenant 200 mg/kg de polyphénols), par rapport à un régime contrôle à base d’huile de tournesol. Ces données ont été corroborées récemment par la démonstration de l’amélioration de la capacité anti-oxydante chez des personnes âgées institutionnalisées ayant reçu une alimentation enrichie en un extrait d’oleuropéine et de ses dérivés pendant six semaines (Oliveras-Lopez et al., 2013).

thumbnail Fig. 1

Densité minérale osseuse (DMO) vertébrale et fémorale (g/cm2) et concentrations plasmatiques en ostéocalcine (un marqueur de la formation osseuse) chez des femmes ménopausées ostéopéniques avant et après 12 mois de supplémentation avec 250 mg d’un extrait de feuilles d’olivier standardisé en oleuropéine. D’après Possemiers et al. (2014).

3 Application à la santé osseuse

L’utilisation de l’huile d’olive comme outil stratégique de prévention des pathologies ostéo-articulaires a été largement évoqué par Puel et al. (2007) et Coxam et al. (2010). En effet, les micronutriments dotés de vertus anti-oxydantes et anti-inflammatoires sont potentiellement intéressants pour la prise en charge de l’ostéoporose. De fait, le stress oxydant associé aux processus inflammatoires initiés par la carence oestrogénique (Zheng et al. 1997) et exacerbés au cours du vieillissement, constituent un des déterminismes majeurs de l’ostéoporose chez la femme. L’activité ostéoblastique à l’origine des phénomènes d’accrétion osseuse est inhibée par la production d’espèces oxygénées radicalaires (induite par les cytokines pro-inflammatoires) (Das, 2002 ; Mody et al., 2001), alors que la résorption ostéoclastique est stimulée (Garrett et al., 1990). Ces données ont contribué à faire émerger une théorie cellulaire de l’ostéoporose selon laquelle la perte osseuse résulte simultanément d’une réduction de la synthèse de facteurs de croissance (diminution de l’activité ostéoblastique), couplée à un dysfonctionnement de la synthèse de prostaglandine E2 par les ostéoblastes (principal médiateur des cytokines inflammatoires circulantes) (Watkins et al., 2001).

3.1 Enseignement des études d’observation

Sur le plan épidémiologique, les enquêtes recensant l’incidence de l’ostéoporose indiquent que, tout comme pour les autres pathologies liées au vieillissement, il existe une distribution marquée des fractures ostéoporotiques au niveau mondial, mais, également à l’échelon européen. L’incidence la plus importante du syndrome est décelée dans le Nord de l’Europe et la plus faible sur le pourtour méditerranéen (Johnell et al., 1992 ; Kanis, 1993). Bien qu’il semble difficile d’établir un lien de causalité direct pour expliquer ces disparités et que l’on ne puisse exclure l’implication de facteurs génétiques, même si cette répartition semble coïncider avec les taux d’ensoleillement, il est probable que le style de vie et la nutrition soient déterminants. Perez-Lopez et al. (2009) ont ainsi incriminé les bénéfices du régime méditerranéen pour expliquer ces données, en raison de son impact avéré sur la longévité des populations de ces contrées. De fait, dans l’étude de Rivas et al. (2013), différentes typologies alimentaires basées sur les principes d’un régime méditerranéen ont été positivement associées à la densité minérale osseuse chez des femmes espagnoles en bonne santé, que ce soit avant ou après la ménopause. D’autre part, même si dans le cadre d’une approche holistique de l’alimentation, Kontogianni et al. (2009) n’ont pas retrouvé de corrélation entre la masse osseuse et le régime méditerranéen, une association était avérée avec une alimentation riche en poisson et huile d’olive (et faible en viande rouge), suggérant le potentiel, notamment de l’huile d’olive pour la santé osseuse.

En ce qui concerne le risque fracturaire, dans l’étude prospective européenne EPIC (European prospective investigation into cancer and nutrition study), il ressort qu’une amélioration de l’adhérence à une alimentation de type méditerranéen est associée à une protection contre les fractures ostéoporotiques de la hanche (Benetou et al., 2013). En revanche, dans une population de 1482 individus âgés de plus de 67 ans, sous cohorte de l’« étude française des 3 citées » (2001–2002), l’adhésion à une alimentation de type méditerranéenne n’était pas associée à une réduction du risque (Feart et al., 2013).

3.2 Résultats des études cliniques d’intervention

À l’heure actuelle, seulement deux études d’intervention ciblant l’investigation de l’effet de l’huile d’olive sur la santé osseuse ont été publiées. Fernandez-Real et al. (2012) ont effectivement comparé l’influence d’une alimentation enrichie en huile d’olive vierge à celle d’un régime de type méditerranéen riche en noix ou d’une diète faible en graisses, sur des biomarqueurs du métabolisme squelettique d’hommes à haut risque de maladies cardiovasculaires. La consommation pendant deux ans d’une alimentation vectrice d’huile olive s’est révélée associée à une augmentation de l’ostéocalcine et du propeptide N terminal du collagène, ce qui reflète une orientation du métabolisme osseux en faveur de l’activité ostéoblastique, responsable de l’accrétion osseuse. D’autre part, l’étude clinique publiée par Possemiers et al. (2014), conduite sur une plus longue période (12 mois), a permis de démontrer que la consommation d’un extrait polyphénolique standardisé pour son contenu en oleuropéine (apporté à la dose quotidienne de 100 mg) est capable de prévenir le processus d’ostéopénie consécutif à la ménopause. Cette protection s’explique notamment par une stimulation de l’activité ostéoblastique, comme en témoignent des teneurs plasmatiques augmentées en ostéocalcine (Fig. 1).

3.3 Données issues de l’expérimentation animale

3.3.1 Cas de l’olive

Puel et al. (2007) ont fourni les preuves de l’efficacité des olives sur le métabolisme osseux dans un modèle classique d’étude du processus d’ostéopénie. En effet, la consommation d’un régime nutritionnel dans lequel les acides gras ont été substitués par 6 g/j d’olives noires, pendant 84 jours, permettait d’éviter la perte osseuse, alors que l’aliment à base d’olive vertes était inefficace.

3.3.2 Cas de l’huile d’olive

Le bénéfice de la consommation d’huile d’olive pour le capital osseux a initialement été démontré dans le cadre d’une l’expérimentation animale sur un modèle murin classique d’étude de l’ostéoporose (Puel et al., 2004). Ce travail a permis de constater que la consommation d’huile d’olive (5 % dans le régime alimentaire) exerce une protection efficace du squelette contre les effets délétères de l’inflammation cumulés à ceux induits par une carence œstrogénique (ovariectomie), mimant une ostéoporose de type sénile, principalement en améliorant les marqueurs de l’inflammation. Ces données ont été récemment corroborées par Saleh et Saleh (2011) qui ont observé une amélioration, chez la rate ovariectomisée ayant une alimentation riche en huile d’olive, des paramètres suivants: épaisseur des travées osseuses et de la corticale, de la phosphatase alcaline, et d’un marqueur du stress oxydant, le MDA (malonhyl dialdéhyde). Dans un autre modèle de perte osseuse, caractéristique de la parodontite, Bullon et al. (2013) ont mis en évidence une prévention de l’altération de l’os alvéolaire chez les animaux ayant reçu une alimentation riche en huile d’olive ou de poisson, grâce au maintien de l’activité mitochondriale (processus d’autophagie, statut oxydant, et en évitant les altérations des systèmes de transport des électrons). Par ailleurs, d’après les données publiées par Rezq et al. (2010), une alimentation vectrice d’huile d’olive est associée à une masse osseuse augmentée chez la souris, comparativement à des régimes riches en huile de soja, de maïs ou de palme. En outre, l’absorption calcique apparente est potentialisée.

Un bénéfice de la consommation d’huile d’olive a également été mis en évidence sur la cible ostéoarticulaire (Musumeci et al., 2013). En effet, une stratégie associant exercice physique sur tapis roulant et consommation d’huile d’olive a permis de limiter les altérations du cartilage articulaire après transsection du ligament, via une amélioration du statut inflammatoire (expression de l’interleukine 1).

3.3.3 Cas des polyphénols de l’huile d’olive

Dans le cadre de l’exploration de l’effet biologique éventuel des produits de l’olivier, Keiler et al. (2013) ont testé l’impact d’un extrait polyphénolique d’huile d’olive extra vierge, administré à la dose de 800 mg/kg de régime chez la rate ovariectomisée, sans toutefois pouvoir mettre en exergue une quelconque efficacité sur le squelette. À l’inverse, dans un modèle expérimental d’ostéoporose sénile associant castration et inflammation, Puel et al. (2006) ont démontré que la consommation d’oleuropéine (ester formé d’une molécule d’hydroxytyrosol et d’acide élénolique), à la dose de 0,015 % dans le régime alimentaire, permet une protection efficace du squelette contre les effets délétères de l’inflammation (cumulés à ceux induits par la carence œstrogénique), principalement en améliorant les marqueurs de l’inflammation tels que le poids de la rate et la concentration plasmatique en alpha-1-glycoprotéine. D’autre part, l’hydrolyse de l’oleuropéine libére l’hydroxytyrosol et l’acide élénolique. Parallèlement, le tyrosol, quant à lui, provient de la dégradation du ligstroside. Puel et al. (2008) ont étudié le potentiel ostéoprotecteur de ces métabolites (tyrosol, hydroxytyrosol), in vivo et démontré leur efficacité. Il en est de même pour les travaux publiés par Hagiwara et al. (2011) qui confirment l’effet préventif de l’oleuropéine et de l’hydroxytyrosol, au niveau trabéculaire, chez la souris ovariectomisée.

En ce qui concerne le cartilage, Gong et al. (2012) ont démontré l’efficacité, notamment sur le score histologique, d’un extrait de feuilles d’olivier (source d’oleuropéine) dans un modèle d’arthrose induite par des injections de carraghénane et de kaolin. Ces mêmes auteurs (Gong et al., 2011) ont également étudié l’effet réparateur d’un extrait de feuilles d’olivier administré par voie orale (500 mg/kg/jour) sur les lésions cartilagineuses produites chirurgicalement chez le lapin, au niveau de la crête de la trochlée médiane et dans le sillon trochléaire (proximal et distal) du cartilage articulaire. Le traitement a permis d’accélérer le processus de guérison et d’augmenter le poids du biceps femoris. Enfin, Impellizzeri et al. (2011) ont analysé l’impact de l’administration d’oleuropéine sous sa forme aglycone sur la modulation de la réponse inflammatoire, après induction d’une arthrose par injection de collagène chez des souris. La molécule a permis d’améliorer les signes cliniques, ainsi que les paramètres histologiques. Ceci s’explique notamment par une réduction des dommages oxydatifs et des taux plasmatiques en cytokines pro-inflammatoires.

thumbnail Fig. 2

Mécanismes d’action des différents constituants de l’huile d’olive en relation avec la régulation du métabolisme osseux. D’après Coxam et al. (2010).

3.4 Approches in vitro et indications mécanistiques

3.4.1 Cas des polyphénols

Hagiwara et al. (2011) ont testé l’oleuropéine, l’hydroxytyrosol et le tyrosol sur les cellules osseuses in vitro. Aucun de ces composés ne stimule la prolifération de MC3T3-E1 (lignée ostéoblastique), y compris à des concentrations allant jusqu’à 10 µM. Toutefois, bien que dépourvus d’effet sur la production de collagène de type I et l’activité de la phosphatase alcaline, aux doses de 10 à 100 pM, l’oleuropéine et l’hydroxytyrosol ont accru les dépôts calciques de façon dose-dépendante. En ce qui concerne l’impact sur les cellules de la résorption, l’effet est plus marqué: l’oleuropéine aux concentrations de 10 et 100 µM et l’hydroxytyrosol à hauteur de 50 à 100 pM inhibent la formation d’ ostéoclastes multinucléés, également de façon dose-dépendante. D’autre part, Santiago-Mora et al. (2011) se sont intéressés à l’influence de l’oleuropéine sur les processus d’adipogenèse/ostéoblastogenèse. En effet, ces deux voies partagent une origine commune. Or, l’augmentation progressive de l’adiposité de la moelle osseuse, au détriment de la différenciation ostéoblastique, est considérée comme étant responsable de l’insuffisance de la synthèse osseuse apparaissant au cours du vieillissement (Moerman et al., 2004). Les résultats révèlent une augmentation de la différenciation des ostéoblastes et une diminution de la différenciation adipocytaire à partir de cellules souches, en présence d’oleuropéine dans les milieux de culture. L’expression des gènes marqueurs de l’ostéoblastogenèse tels que RUNXII, osterix, le collagène de type I, l’ostéocalcine, ou la phosphatase alcaline est accrue, ainsi que l’activité de la phosphatase alcaline (responsable de la précipitation des cristaux d’hydroxyapatite) et la minéralisation extracellulaire. À l’inverse, les gènes impliqués dans l’adipogenèse (PPARγ (peroxisome proliferator-activated receptor), lipoprotéine lipase, protéine 4 de liaison aux acides gras) sont inhibés, de même que l’accumulation de graisse. Ces données sont confirmées par la publication de Drira et al. (2011) montrant que l’oleuropéine et l’hydroxytyrosol inhibent de façon dose-dépendante la différenciation adipocytaire (3T3-L1), l’accumulation de triglycérides intracellulaires, ainsi que l’expression de PPARγ, C/EBPα (CCAAT/enhancer binding proteins) et SREBP-1c (sterol response element binding proteins), des facteurs de transcription, et de leur gènes cibles (GLUT4 (glucose transport protein), CD36 (égalementappelé fatty acid transporter (FAT)) et FASN (un gène cible de SREBP-1). D’autre part, en ce qui concerne la lignée ostéoclastique (issue des macrophages), Moreno (2003) a démontré une inhibition du stress oxydant et de la production d’écosanoïdes in vitro par le β-sitostérol, le squalène et le tyrosol, via la modulation de la voie NF-κB. L’hydroxytyrosol exerce des effets similaires (Maiuri et al., 2005).

En ce qui concerne le cartilage, l’oleuropéine empêche la production de TNF-α induite par LPS dans la lignée cellulaire monocytaire humaine THP-1, ce qui confirme le potentiel de cette molécule dans la prise en charge des pathologies ostéo-articulaires (Gong et al., 2012).

3.4.2 Cas des acides gras de l’huile d’olive

L’acide oléique en tant que ligand potentiel de PPARγ constitue un médiateur de la maturation ostéoblastique (Kruger et al. 2010). Ceci explique que, dans une lignée cellulaire de type ostéoblastique, Priante et al. (2005) aient montré que cet acide gras empêche l’induction de l’expression des ARN codant pour la NO synthase inductible (iNOS), consécutive à une exposition à l’acide arachidonique (un acide gras polyinsaturé (4 doubles-liaisons en 6-9-12-15) à longue chaine de la série n-6). Dans la mesure où la production de monoxyde d’azote joue un rôle important dans les perturbations du métabolisme osseux liées à l’âge, ce résultat est particulièrement intéressant.

4 Conclusions

En conclusion, le vieillissement est un phénomène complexe qui associe une immunité cellulaire défaillante, un état inflammatoire de fond et une augmentation des atteintes radicalaires. Ces altérations contribuent à la complexité de l’étiologie de l’ostéoporose et impliquent une prise en charge nutritionnelle qui ne soit plus exclusivement centrée sur le calcium. Ainsi, le régime méditerranéen, en tant que vecteur d’acides gras et de composés phénoliques dans des proportions suffisantes permettrait de limiter l’impact délétère des phénomènes de dégénérescence observés au cours de la sénescence sur lesquels les prises en charge classiques restent inefficaces. Il est probable que les mécanismes d’action mis en jeu par ces molécules soient beaucoup plus complexes que de simples phénomènes d’inhibition des processus oxydatifs et inflammatoires et qu’ils impliquent notamment une modulation de multiples voies de signalisation moléculaires au sein même des cellules osseuses. Toutefois, les données sont actuellement manquantes. Il n’en demeure pas moins que le régime méditerranéen, en raison de sa diversité et de sa richesse en micronutriments, offre un potentiel intéressant, déjà reconnu d’ailleurs pour d’autres cibles biologiques (Fig. 2). Dans ce contexte, l’huile d’olive (connue pour sa richesse en acides gras mono-insaturés et en phytomicronutriments variés incluant les composés polyphénoliques, le squalène, et l’alpha-tocophérol) peut être considérée comme un aliment fonctionnel à part entière (Stark et Madar, 2002).

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Cite this article as: Véronique Coxam, Fabien Wauquier, Cédric Darie, Mélanie Spilmont, Marie-Jeanne Davicco, Yohann Wittrant. Huile d’olive et santé osseuse. OCL 2014, 21(5) D511.

Liste des tableaux

Table 1

Concentration des principaux polyphénols de l’huile d’olive vierge ou raffinée (d’après Owen et al., 2000 ; Carrasco-Pancorbo et al., 2006 ; Garcia et al., 2006).

Liste des figures

thumbnail Fig. 1

Densité minérale osseuse (DMO) vertébrale et fémorale (g/cm2) et concentrations plasmatiques en ostéocalcine (un marqueur de la formation osseuse) chez des femmes ménopausées ostéopéniques avant et après 12 mois de supplémentation avec 250 mg d’un extrait de feuilles d’olivier standardisé en oleuropéine. D’après Possemiers et al. (2014).

Dans le texte
thumbnail Fig. 2

Mécanismes d’action des différents constituants de l’huile d’olive en relation avec la régulation du métabolisme osseux. D’après Coxam et al. (2010).

Dans le texte

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